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Vous trouverez ci-dessous une liste de termes de
patinage
concernant les levées en couple . L’Union internationale
de
patinage (UIP) a classé toutes les levées en couple en six
catégories
différentes, selon leur niveau de difficulté.
• Groupe 1 – Levées avec prise sous le bras
• Groupe 2 –
Levées par la taille
• Groupe 3 – Levées main dans la main
• Groupe 4 –
Levées par la hanche
• Groupe 5 – Levées de type lasso main dans la main
•
Groupe 6 – Levées lasso d’une main
Dans toutes les levées, il est important d’observer la
vitesse
de l’entrée et de la sortie, la maîtrise de la jambe libre de
la
patineuse à la sortie de la levée (l’objectif est de conserver la
jambe
élevée et de faire un mouvement de balayage), la
position de la patineuse
dans les airs, le jeu de pieds du
patineur (série de mohawks nets et
coulants), les
changements rapides et aisés de position (le cas échéant)
et
le maintien de l’évolution pendant toute la durée de la
levée.
Levées avec prise sous le bras:
Les levées avec prise sous les bras sont les plus
faciles. Le
patineur met une main sous l’aisselle de la patineuse dans
la
levée avec prise sous le bras. La patineuse pose une main
sur l’épaule
du patineur. Le patineur saisit l’autre main de sa
partenaire de sa main
libre, pour effectuer la prise. Le bras
du patineur qui est placé sous
l’aisselle de la patineuse est
complètement tendu. Les levées suivantes font
partie de ce
groupe : la levée Lutz, la levée Flip, la levée Axel et la
levée
piquée d’une main.
Levées par la taille:
Les levées par la taille sont plus difficiles à réaliser que
les
levées avec prise sous le bras. Le patineur pose les deux
mains sur la
taille de la patineuse tandis que celle-ci pose les
deux mains sur les
poignets ou les épaules du patineur. Cette
levée est plus difficile parce que
le patineur doit tendre les
deux bras. Il faut porter attention à la position
que prend la
patineuse dans les airs. La tête doit rester élevée, le dos
est
droit et il est souhaitable que les jambes soient en extension.
Les
levées suivantes font partie de ce groupe : la levée
boucle par la taille et
levée en position horizontale.
La levée en position horizontale est une levée au cours
de
laquelle le patineur élève sa partenaire au-dessus de la tête,
les
mains maintenues sur les hanches de celle-ci. Elle est en
position
horizontale par rapport à la glace et regarde derrière,
en position
horizontale. Parfois on appelle cette levée la levée
«plateau». Si la
patineuse relâche les poignets de son
partenaire, cela accroît la difficulté
de la levée. La patineuse
doit s’efforcer de cambrer le dos et de prendre une
position
esthétique des jambes.
Levées main dans la main:
Les levées main dans la main sont plus difficiles
que les
levées par la taille. Les deux mains des deux partenaires
sont
jointes. Les partenaires se font face en position fermée de
levée,
main dans la main, ou le patineur est derrière la
patineuse, mais leurs mains
sont jointes de la même façon.
Les levées suivantes font partie de ce groupe
: la levée sans
élan et la levée boucle main dans la main.
Dans la levée sans élan, le patineur patine à
reculons et la
patineuse patine vers l’avant, les deux partenaires face
à
face. Les deux mains des partenaires sont jointes. La
patineuse saute
tout droit au-dessus de la tête de son
partenaire, et les deux tendent
complètement les bras. C’est
habituellement la première levée avec extension
complète que
les patineurs en couple apprennent. Les variantes de la
levée
sans élan : avec une entrée roulée (comme celle que Elena
Berezhnaya
et Anton Sikhuralidze ont exécuté dans leur
programme libre de 1999-2000) ou
avec une entrée où le
patineur patine vers l’avant et la patineuse vers
l’arrière.
Lors de la levée boucle main dans la main, le
patineur
élève sa partenaire qui est devant lui et qui regarde dans
la
même direction, au-dessus de la tête. Elle continue à
regarder dans la
même direction en position assise, les mains
derrière elle pendant que son
partenaire lui tient les mains
pour la soutenir. Pour cette levée, la
patineuse doit faire
l’appel sur un pied, sur la carre arrière extérieure
(comme
dans le saut de boucle). La patineuse pet prendre de
Levées avec prise par la hanche main dans la main:
Les levées avec prise par la hanche viennent en
quatrième
dans l’ordre de difficulté. Le patineur pose une main sur
une
hanche de la patineuse et tient de sa main libre la main de
la
patineuse. La main libre de la patineuse est posée sur
l’épaule de son
partenaire. Les levées suivantes font partie de
ce groupe : la levée en
étoile (or levée de la roue), la levée
de boucle piquée par les hanches et la
levée boucle piquée
d’une main par la hanche.
Pour la levée en étoile, le patineur élève de son
côté sa
partenaire dans les airs en la tenant par la hanche. La
patineuse
prend la position ciseaux de base, une main
touchant l’épaule du partenaire
ou les mains libres. Le
relâchement de la prise ajoute à la difficulté de la
levée en
étoile. Isabelle Brasseur et Lloyd Eisler ont popularisé la
levée
en étoile sans prise par les mains. Lloyd élevait Isabelle
dans la position
en étoile, une main placée sur sa hanche et
sans autre point de
contact.
Levées de type lasso main dans la main:
Les levées de type lasso main dans la main sont
classées
cinquièmes dans les degrés de difficulté des levées en
couple. La
différence entre les levées main dans la main sans
élan et ces levées est que
dans les levées de type lasso main
dans la main, la patineuse pivote au cours
de sa trajectoire
jusqu’au sommet de la levée. C’est d’ailleurs de même,
en
général, pour la descente. La difficulté de cette levée tient au
fait
que le patineur utilise une seule main pour élever sa
partenaire jusqu’au
sommet. La torsion additionnelle créée
par la rotation de la patineuse
jusqu’au sommet de la levée
ajoute aussi un facteur de difficulté,
particulièrement pour la
levée lasso. Les levées de ce groupe comprennent la
levée
piquée par-dessus la tête et la levée lasso.
La levée piquée par-dessus la tête est une levée au cours
de
laquelle la patineuse est soulevée à la suite d’un piqué, sur
le côté du
patineur, derrière sa tête. Elle regarde dans la
même direction que son
partenaire et prend une position
d’écart.
La levée avec pas par-dessus la tête est comme
la
précédente, sauf que la patineuse ne fait pas un piqué lors
de
l’appel.
La levée lasso est la levée la plus difficile des levées de
type
lasso main dans la main. Lorsque bien exécutée, la patineuse
fait un
appel net sur la carre avant extérieure, à côté du
patineur, pivote un tour
complet autour de son partenaire et
termine au sommet de la levée en
regardant dans la même
direction que le patineur. De nombreux patineurs qui
essaient
cette levée font une rotation presque arrière avant de
faire
l’appel de la levée. Dans ce cas, il ne s’agit plus d’une
levée
lasso mais d’une levée avec pas par-dessus la tête. L’appel
de la
levée lasso devrait ressembler à celui du saut Axel.
Jacinthe Larivière et
Lenny Faustino – quatrièmes au
classement des couples seniors de patinage
lors des
Championnats canadiens 2000 de la Banque de Montréal –
sont
d’excellents exemples de levée lasso bien réussie.
Le degré de difficulté des levées de type lasso main dans
la
main est plus grand selon la position de la patineuse, les
changements
de position pendant la levée, le relâchement de
la prise et les variantes
lors de la descente. Parmi les
variantes connues figurent la position en
étoile inversée, le
pas et le changement à la position horizontale. Les
couples
ajoutent aussi souvent des descentes périlleuses ou
lancées
propres aux levées par-dessus la tête. Les descentes
périlleuses
ou lancées peuvent accroître la difficulté d’une
levée, à condition que le
mouvement soit bien exécuté du
début à la fin et lors de
l’atterrissage.
Levées lasso d’une main:
Les levées lasso d’une main sont le sixième degré
de
difficulté des levées de patinage en couple. Le début de la
levée est
pareil aux levées du groupe précédent. Lorsque la
patineuse est en extension
complète, les partenaires
relâchent une main au sommet de la levée et
poursuivent la
levée en se tenant d’une seule main. Toutes les levées
lasso
d’une main font partie de ce groupe.
Levées vrillées
Parfois considérés les éléments les plus
excitants et
passionnants du patinage en couple, les levées
vrillées
peuvent aussi être les plus difficiles à exécuter
correctement.
La double levée vrillée avec écart est un
élément
obligatoire du programme court de tous les niveaux
(pré-novice à
senior). REMARQUE : les couples pré-novices
ont le choix d’exécuter une levée
vrillée simple avec écart
dans le programme court. Lors de l’exécution de cet
élément,
il faut surveiller la vitesse de l’entrée et de la sortie,
le
maintien de la position d’écart prise par la patineuse dans
sa
trajectoire vers le sommet de la levée vrillée, la hauteur, la
rotation
nette, la saisie adéquate de la patineuse par le
patineur (deux mains sur la
taille de la patineuse), aucun
effondrement de la patineuse sur le patineur
lors de la
descente et la sortie sur un pied (pour les deux
patineurs).
Dans la levée vrillée avec écart, les deux
partenaires
patinent à reculons en position de levée par la hanche,
le
patineur derrière la patineuse. La patineuse tend la jambe
libre en
arrière et pique le pied dans la glace pour aider à
l’appel (comme un saut
Lutz). La patineuse est ensuite
soulevée par le patineur pendant une
demi-révolution, alors
qu’elle prend la position d’écart. Le patineur relâche
ensuite la
patineuse pendant que cette dernière termine la rotation
exigée
(1/2, 1 ½, 2 ½). Elle est ensuite saisie dans les airs
par le patineur et
soutenue pendant la phase d’atterrissage
en douceur, sur une carre arrière
extérieure nette. On trouve
de nombreux excellents exemples de levées
vrillées avec
écart exécutées par des patineurs canadiens, dont
Brasseur
et Eisler et Jamie Salé et David Pelletier.
Levée vrillée latérale – Un mouvement au cours
duquel le
patineur lance sa partenaire au-dessus de la tête. Elle
pivote
une fois, ou plus, en position latérale par rapport à la glace,
et
est saisie avant d’être déposée en douceur sur la glace.
Les champions du
monde de 1984 Barb Underhill et Paul
Martini étaient réputés pour cet
élément, tout comme
Brasseur et Eisler qui exécutaient une triple levée
vrillée
latérale!
Sauts
lancés
Les sauts lancés sont aussi un élément excitant
du patinage
en couple. Dans les sauts lancés, le partenaire masculin
aide
la patineuse à s’élancer. La hauteur et la distance des sauts
lancés
éblouissent les spectateurs. Typiquement, il y a quatre
sauts lancés
différents : l’Axel lancé, le Salchow lancé, le saut
de boucle piqué lancé,
et le saut de boucle lancé. De temps
en temps, les couples exécutent aussi
les sauts flip ou Lutz
lancés, bien que cela soit peu courant. Les couples
exécutent
des sauts lancés simples, doubles ou triples, selon leur
niveau
et leur habileté. Le nombre de rotations et la vitesse
d’entrée
ajoutent à la difficulté et à la hauteur et distance
obtenues.
Les champions canadiens à deux reprises Kristy Sargeant et
Kris
Wirtz sont réputés dans le monde entier pour la netteté
et la hauteur de
leurs sauts lancés.
Pirouettes en couple
Les pirouettes en couple diffèrent l’une de
l’autre par la
position (assise, arabesque, droite, ou leur variante),
la
direction de la jambe libre des partenaires (la même ou la
jambe
opposée), la jambe traceuse (la même ou la jambe
opposée) et le type de prise
(un seul partenaire tient l’autre
ou les deux se tiennent à l’aide de prises
variées).
Les pirouettes peuvent être amorcées sur la carre
du pied qui
pivote ou à la suite d’un saut.
Positions courantes de pirouette :
Pirouette valsée droite (les partenaires sont
face à face
en position de valse)
Pirouette Kilian droite (les
partenaires regardent dans la
même direction, côte à côte, en position
Kilian)
Pirouette assise en couple
Pirouette arabesque Kilian
Pirouette arabesque tango
Pirouette arabesque avec prise par la
taille
Les positions prises, la vitesse de la
révolution, le nombre de
révolutions et le nombre de changements de positions
sont
des facteurs qui augmentent le degré de difficulté des
pirouettes.
Les couples devraient s’efforcer de maintenir une
vitesse constante pendant
l’exécution de la pirouette et faire
des changements évidents de positions.
Les patineurs doivent
aussi centrer les pirouettes et prendre de belles
positions.
Spirales de la mort

Les spirales de la mort sont un mouvement
circulaire au cours
duquel le patineur abaisse sa partenaire au niveau de la
glace
pendant qu’elle prend une position cambrée et glisse sur un
pied. La
patineuse tient la main de son partenaire pendant
qu’il la fait pivoter sur
un cercle, sa tête touchant presque la
glace. Le patineur doit prendre la
position de pivot correcte
pour que l’élément soit bien exécuté. Il y a
quatre variantes
de la spirale de la mort : avant intérieure, avant
extérieure,
arrière intérieure et arrière extérieure. Il est
généralement
reconnu que la variante avant intérieure est la plus facile
et
que la variante avant extérieure est la plus difficile. Cela
varie
toutefois en fonction de la force et des habiletés de patinage
de
chaque couple.
Au niveau du patinage en couple débutant, les
couples
exécutent souvent une figure en spirale droite plutôt
qu’une
spirale de la mort comme telle. Dans cette figure en spirale,
le
patineur est en bonne position tandis que la patineuse
pivote autour de lui
en position de spirale droite. Il y a quatre
variantes : avant intérieure,
avant extérieure, arrière intérieure
et arrière extérieure.